Murralha (Mur)

 


Vous êtes juste certains que ce putain de mur est plein, qu’il n’y a pas de parois, que rien ne vit dans les murs, n’importe quoi d’ailleurs : dans les murs ! On joue à se faire peur ? L’humain, et l’humaine, aiment les sensations… Fortes. Ils ont inventé la cocaïne, ce n’est pas pour rien ! Et ils découvert le cannabis, c’est bien aussi, niveau… Fort ! Mais pas là non, pas là. Ah Je ne vous est pas dit au fait ? Mon mur ? Vous voyez, enfin, vous voyez ? À votre façon littéraire, mais bon, bref, le mur derrière vous, imaginez qu’il ne soit pas… Plein, enfin si, plein, mais pas de ce que vous pensiez ! Bon ! C’est ce qui m’arrive présentement ! Le mur vient de s’ouvrir et… Je ne trouve plus mon briquet ? Sont-ce des esprits de murs malicieux ? J’ai retrouvé mon briquet ! Sont-ce, dis-Je, enfin, écris-Je, ça s’écrit ça « – écris-Je » ?

Je ne continuerais que quand Je saurais si « écris-Je » s’écrit ! Et bien cela s’écrit : écris-Je ? Oui, oui…

Ce sont des esprits de murs malicieux dans la tête ! Ils sont dans la tête, c’est leur prison…

J’espère qu’ils ne s’évaderont jamais, ils sont condamnés à perpet’, sans permissions, aucune, jamais ! Les murs c’est leurs maisons, les pages c’est leurs promenades. Je refuse d’écrire ce qu’ils viennent de me dire ! C’est ce qu’ils disent en promenade, si vous suivez encore, ou pas ! Donc, évidemment, j’entends tout ce qu’ils disent. Il y en a un qui parle beaucoup, c’est relativement structuré, du moins, pour lui. Il a violé, torturé et tué 14 filles. De diverses manières, mais toutes très violemment. Et il raconte ça. Et moi Je le retranscris. Ça fait partie du Je. J’aurai pu tomber sur des esprits d’amour, mais non, ce sont des esprits malicieux et des sales cons ! Je n’aime pas ce qu’ils font, et ce qu’ils me font écrire parfois. Ça fait partie du Je.

Donc lui, il suit un alphabet, super ! Il raconte ses horreurs en suivant un alphabet ! Personne ne sait si c’est vrai ou pas, du moins l’alphabet ! S’il a suivi un alphabet ou si c’est dans sa tête, mais en tout cas, il le raconte avec des détails troublants. Et des photos de ses victimes. C’est un étrange et malsain personnage, un esprit malicieux anonyme. Il n’a même pas de nom. Et Je retranscris ce qu’il raconte. En suivant son alphabet. J’ai tué LSD, oui, je l’ai tué ! C’est dur, mais ils sont morts, les 3, même le chien ! C’est des esprits très malicieux maintenant, vous êtes dans leur monde, pas le vôtre. N’oubliez pas ça. Le chirurgien inesthétique et l’homme-zombie vous guettent et les voix vous entendent.

Ce sont des esprits de mots malicieux dans la page ! Ils sont dans la page, c’est leur prison…

Je refuse parfois de partager ce qu’ils me disent. Ils n’aiment pas ça. Quand je les relâche, ils décompensent. Est-ce que tout ce qui est écrit doit être lu ? Du moins partagé ? Est-ce que tout est partageable, fusse avec des mots ? Hypnotiques ?

Lorsque vous effectuez une action quelle qu’elle soit, vous partez souvent de principe qu’elle se déroulera telle qu’elle le doit. C’est ici surtout l’habitude de cette action qui créé ce sentiment. Car je vais vous parler du principe d’induction sous l’angle du sentiment, du ressenti de cette action comme une « donnée immédiate de la conscience » qu’elle se déroulera telle que prévue, comme elle s’est toujours déroulée. Quand je marche, quand j’effectue l’action de marcher, je pose un pied après l’autre sans me demander si le suivant suivra l’action du précédent. En toute parfaite logique, il suivra. Mais qu’est-ce qui interdit qu’il ne suive pas ? Rien en vérité. Il n’est pas impossible qu’il ne suive pas pour diverses raisons : vos os se brisent, il s’arrache, il se retouve pris dans quelque chose… Rien n’interdit tout ça, même si la « donnée immédiate de la conscience » vous indique quasi instantanément que ce pied suivra bel et bien le mouvement du pied précédent. C’est cela, le principe d’induction sous l’angle du sentiment, du ressenti comme « donnée immédiate de la conscience » : j’induis que cela se déroulera comme tel. Ça marche avec tout. Vous pouvez imaginer des choses bien pires dont vous partez du principe qu’elles se dérouleront exactement comme elles le doivent. Cette habitude vous conforte dans ce sentiment d’induction, elle vous sécurise. Mais dans le sentiment d’induction, il y a un paramètre qui revêt une importance capitale : ça peut parfaitement se passer totalement autrement ! Par exemple, vous êtes en train de lire ces lignes, je ne sais pas dans quelles conditions, ni où. Peut-être dans votre lit ? Disons que vous êtes dans votre lit, en train de lire ces mots. Vous êtes allongés, tranquillement, comme sinon toutes les nuits, disons du moins tel qu’habituellement. Je vais présumer, car c’est le plus probable, que vous êtes dans une pièce, peut être votre chambre, ou votre salon, ou bien n’importe quelles autres pièces. Il y a des murs. Dont un derrière vous. Le principe d’induction, la « donnée immédiate de votre conscience » vous indique que ce n’est qu’un mur plein. Déjà, rien n’interdit que ce ne soit pas un mur plein. Même en le touchant, rien ne peut vous indiquer que c’est un mur plein. Il peut parfaitement y avoir un espace entre deux murs sans que vous ne le sachiez. Peut-être celui-là, celui qui est derrière vous. Ensuite, il est peut-être tapissé, ce mur. Le principe d’induction, la « donnée immédiate de votre conscience » vous indique que derrière cette tapisserie, il y a bien un morceau de mur. Mais rien n’interdit que derrière cette tapisserie, il y est une plaque amovible. Même en touchant la tapisserie, sans l’enlever, vous ne pourrez pas savoir qu’il y a cette plaque amovible. Sous l’angle de ce principe d’induction, la « donnée immédiate de votre conscience » vous indique que ce mur est plein, et qu’il ne s’y passe rien, dans ce mur. Mais rien n’interdit s’il y a bien un espace entre deux murs qu’il s’y passe quelque chose. S’il est très improbable qu’il se passe quelque chose dans un mur, rien n’interdit qu’il se passe quelque chose entre deux murs. Et s’il y a une plaque amovible sur le mur intérieur à la pièce où vous vous trouvez, rien n’interdit qu’elle s’enlève. Si cette plaque fait parfaitement la hauteur et la largeur d’un de tapisserie, elle pourrait même être otée et replacée sur son emplacement sans même que vous le sachiez. Si c’est quand vous dormez, vous ne le saurez pas. Le principe d’induction vous indique que personne ne vous regarde dormir toutes les nuits. Le principe d’induction vous indique qu’il n’y a personne dans ce mur, qui enlève une plaque la nuit, qui sort du mur, vous regarde dormir, puis réentre dans ce mur et remet la plaque. Sauf que rien ne l’interdit et que vous ne pouvez pas le savoir, puisque vous dormez. Ou bien si à cet instant, pendant que vous lisez ces lignes, ce mur dans votre dos, vous ne verrez pas non plus la plaque s’enlever et la personne qui vous regarde dormir toutes les nuits en sortir. Le principe d’induction ne crée pas d’impossibilités, il crée seulement des improbabiltés. S’il est donc improbable qu’il y est quelqu’un derrière vous à cet instant, ce n’est pas impossible. Je suppose que vous venez de vérifier ? Non ? Vous vous dites probablement en lisant ces lignes : « – N’importe quoi, ce n’est que de l’imagination, c’est tellement improbable qu’il y est à cet instant quelqu’un derrière moi que je ne vais même pas vérifier. Pas peur ! ». Mais comme ce n’est pas impossible, vous auriez du, car il y a bel et bien quelqu’un derrière vous. Ne vous retournez pas, restez sur ces lignes, concentrez vous sur ces mots, si vous croisez ce regard, le regard dans le mur, vous ne pourrez plus le quitter, il va vous aspirer, vous amenez dans le mur. Avez-vous dans votre vie perdu de vue quelqu’un ? Évaporé ? Aucun signe de vie ou de mort ? Avez-vous pensé à ce principe d’induction : improbable ne veut pas dire impossible ? Avez-vous cherché cette personne entre les murs ? Non ? Et bien vous auriez du, car c’est précisément cette personne qui est derrière vous.

FIN

 


 


Leberon (Louve-Garou)0 (0)

Thérianthropie: transformation symbolique, physique ou psychologique, d'un être humain en un autre animal. Anthrozoocène : époque de la Terre où est apparu une nouvelle espèce, les Nahual, croisement entre homo-sapiennes et Loups.

La bulle¹0 (0)

Entre l'imaginaire et le factuel, il y a l'imaginal.
Un voyage dans la Bulle.
Accrochez vous à ce que vous pouvez...
Et bon voyage ... ou pas !

La bulle²0 (0)

Vous n’observez plus la Bulle de l’extérieur. Vous êtes dans la Bulle.

 


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