Mortel abécédaire⁵ : M-N-O


Marcy -Tessicament (Obsession)

Marcy
Lundi 11 mars 2013 – Saint-Pons de Thomières
11:15

Je suis dans ma voiture, garé sur un parking. Je la vois la 1re fois devant le lycée. Je la regarde. Quelque chose n’est pas habituel. Outre le fait que je la regarde longtemps, je sens quelque chose dans l’air d’inhabituel. Au début, je la trouve jolie et désirable. Puis très vite, ça passe à autre chose. De plus fort. J’imagine son sexe. Comme ça. Ça me traverse l’esprit. Elle a un Jean’s et un pull fin fuchsia, des baskets blanches, un sac à dos noir. Et je fixe ardemment l’endroit de son sexe ! Comme hypnotisé ! J’ai envie de le voir ! La journée se passe sans que cette idée, de « voir son sexe » ne me quitte un seul instant.

16:53

Je prends ma voiture et je retourne devant le lycée. Pendant la route, je me construis un plan mental de malade. Peut-être le suis-je ? Malade ? Tant pis. Ça m’excite. Comment je peux lui proposer de monter dans la voiture sciemment ? Trop risqué ! La forcer ? La frapper ? L’assommer ? Sur le chemin, j’imagine des trucs immondes en pensant à elle : la kidnapper, la violer, la torturer…

«
– Je vais effacer cette fille, je vais la tuer.
– Non, je ne pourrais jamais faire ça, je vais regarder son sexe, mais pas plus…
»

17:09

J’arrive devant le lycée. Elle est assise en face. Sur un banc. Elle est magnifique. Je l’aime et la désire. Le bon côté me dit que je dois me limiter à regarder son sexe. Le regarder et partir. Le mauvais côté me dit que si je regarde son sexe, ce sera le déclencheur pour la suite. Et bien sûr, il veut ardemment et par-dessus tout que je regarde. Donc cette fille que je ne connais pas, mais que j’aime et je désire, est à quelques mètres de moi, offerte à ma folie. J’aime la regarder. Ça m’excite. Je ne le vois pas comme vous. Je ne vois pas l’Objet de notre présente attention comme vous. Je la transpose dans la représentation. Vous voyez qui elle est, je veux détruire ce qu’elle représente. Est-ce que je veux lui faire du mal ? Non, je ne crois pas, je ne ressens pas ça comme ça. Est-ce que je vais lui faire du mal ? Oui, je le sais, je ressens ça comme ça.

17:37

Je suis donc devant un lycée, en train de regarder une lycéenne, que j’aime et je désire, mais pas du tout normalement ! J’ai envie de la massacrer. Cette fille à fini par m’énerver. Je ne sais pas s’il y a un dieu des ordures, mais la suite pourrait le laisser croire ! Dans une fiction, ce serait des facilités de scénarios indignes, mais là, c’est du vrai ! Je veux son sexe ! J’ai basculé. Ce n’est plus une envie, un fantasme. C’est une pulsion. Forte. Incontrôlable mentalement. Plus que ce que j’aurai imaginé. Un vrai gros shoot d’épinéphrine ! Mais j’arrive à rester calme. Donc les choses sont posées : je veux détruire cette représentation. Qui se lève, d’ailleurs, et traverse le pont. Bon point. Elle ne va pas vers le centre. Je la vois tourner vers la route. 2e bon point. Il y a peu d’habitations de ce côté, elle peut aller vers le stade. Je la laisse prendre du champ. Je démarre. Elle va au stade. 3e bon point. Le fait que je la vois s’enfoncer seule dans les bois sera le bon point ultime pour moi, le mauvais pour elle. C’est mon élément. Le Je commence.

18:11

Je me demande comment je vais l’attraper !?! Comme je peux ! Je la frappe avec une grosse pierre sur l’arrière de la tête. Pour un début, c’est un sacré début ! N’ayant point d’expérience dans le domaine médico-crânesque, je ne sais pas si elle est déjà morte ou alors seulement sonnée. J’ai essayé de trouver un juste-milieu dans la force que j’ai mis dans mon coup. Elle gémit. Elle est donc vivante.

«
– Je la baiserais morte, mais je la veux vivante avant.
– Qui a dit ça ? Qui est-là ? Il y a quelqu’un ?
»

Il est tout à fait normal d’avoir des coups de stress dans ce genre de situations. Je suis dans les bois, et je viens de fracasser la moitié du crâne d’une lycéenne, allongée devant moi en train de gémir, pour voir son sexe ! Donc je stresse, c’est normal…

«
– Je vais regarder son sexe et ouvrir son ventre.
– Mais qui est là ? Dites-moi qui vous êtes ? Montrez-vous !
»

Elle, elle est totalement stone, donc elle s’en fiche. Mais moi, je suis tout seul avec…

18:42

Je suis à genoux au-dessus du bas de ses jambes et son Jean’s est baissé sur ses chevilles. Elle a une petite culotte échancrée blanche. Je n’ai absolument aucun souvenir que ce soit moi qui ai baissé son Jean’s. C’est étrange cette atmosphère…

«
– Je vais baisser sa culotte et enfoncer une branche dans son sexe.
– C’est flippant ce que vous voulez faire, atroce. Vous me faites peur. Je vous entends et ne vous vois pas. C’est juste… Terrifiant. Montrez-vous.
»

18:55

Je baisse sa culotte sur ses chevilles. C’est tout ce que je voulais, voir son sexe. Voilà, c’est fini. Je vais partir…

«
– Je vais enfoncer une branche dedans et frapper sa bouche avec une pierre.
– Quoi ? Non, je ne peux pas faire ça ! Faites le vous !
»

19:09

J’enfonce brutalement une branche d’arbre dans son sexe. Grosse. Et pointue. Ses cris sont à mi-chemin entre feulements animal et cris humains. Il a raison : si je détruis sa bouche, elle ne criera plus. Je me mets à genoux au-dessus d’elle. Je soulève une grosse pierre à deux mains, et je la frappe sur la bouche. Des morceaux de chairs, de dents, du sang… Giclent jusqu’à des distances impressionnantes. Je frappe trois fois.

19:21

Son dernier mot plus ou moins intelligible :

«
– Pourquoi ?
– Je ne sais pas Marcy, je ne sais pas. Tu ne le sauras jamais, je ne le saurais jamais, personne ne le saura jamais, car il n’y a pas de réponse. C’est juste parce que je peux.
– Elle n’est pas morte, elle gémit, je vais devoir l’achever.
– Oui, voilà, faites ça et laissez-moi tranquille. Ce sera fini au moins.
»

19:37

Je me mets à genoux, à sa gauche, au niveau de ses jambes, que j’écarte. Je mets le couteau devant son sexe à environ 30 cm.

«
– Je vais enfoncer ce couteau de chasse de 40 cm dans son sexe.
– Sûrement pas non ! Je ne vais pas faire ça ! Pourquoi je ferais ça ? Vous avez envie vous, de faire ça ?
»

19:43

Le bruit est épouvantable et terrifiant : un mix maléfique d’os qui se brisent, de peau qui se déchire, de sang épais qui torrente. La lame de 20 cm est entrée entièrement dans son vagin. Il y a du sang, beaucoup, plus encore qu’avec la branche. Je ne pensais même pas qu’il lui en restait autant. Je tourne la lame vers le haut et je remonte. J’ouvre son abdomen avec une déconcertante facilité. C’est du mou. Entre le sexe féminin et le nombril, c’est du mou. Je fais glisser la lame à environ 5 cm de profondeur. Juste sur l’hypoderme. Au fur et à mesure du chemin suivi par le couteau, ses organes du bas s’étale entre ses jambes. Elle n’est toujours pas morte ! La vie est teigneuse, elle ne s’arrête pas comme ça, d’un coup ! Tout ça, c’est de la littérature. Et Marcy est toujours en vie. Elle a encore changé de fréquence dans ses plaintes vocales. C’est finalement tout ce qui lui reste, se plaindre vocalement.

«
– Je vais retirer le couteau de son sexe et l’enfoncer dans le côté droit de son cou.
– Non. Ça, je ne le ferais pas. Inutile d’insister, c’est un non ferme et définitif.
»

20:17

Avant même que j’ai fini de lui répondre, le couteau est enfoncé dans le côté droit de son cou. Je le retire et elle finit de se vider de son sang. Elle pleure. Je vois des larmes couler sur ses joues, sur son visage détruit, des bulles de sang sur sa bouche. Elle essaie de parler, elle essaie encore de parler. Elle s’acharne, elle veut vivre. Elle tourne les yeux vers moi et arrive à prononcer un dernier mot perceptible malgré sa bouche en bouillie :

«
– Qui ?
– Je ne sais pas Marcy, je ne sais pas qui c’est.
»

20:34

Elle ne saura jamais qui c’est, je ne le sais pas non plus…

20:36

«
– Enlève ses yeux !
– Quoi ? Non ! Ça va trop loin, là, c’est atroce.
»

20:38

Je ne vais pas fermer ses yeux. Là où elle est, je ne pense pas qu’elle voit avec ses yeux, je peux donc les enlever. Je les enlève. Que puis-je faire de plus ? Que reste-t-il ? Elle est éviscérée, ses yeux sont enlevés, sa bouche n’existe plus…

20:46

«
– Coupe sa tête.
– Si vous répétez ça, je m’en vais. C’est ma limite. Je ne ferais pas ça.
»

Il n’y a rien de particulier et d’exceptionnel dans une tête humaine et son corps hôte. Ça l’est un peu plus quand cette même tête et ce corps hôte sont séparés. Ce qui est présentement devant mes yeux.

20:56

«
– Je t’aime Marcy. Je t’aime et te désire encore. Comme tu es ici et maintenant.
»

20:59

………………………..

21:04

Le symbole de sa tête posé dans son ventre vidé. Comme si c’était notre bébé.

 
21:06

«
Je t’aime et te désire, Marcy. Prends soin de notre bébé de folie. Bon voyage, Marcy.
»

Néha – Saupre (Savoir)

Néha
Samedi 6 juillet 2013 -Ardouane

« – Néhaaa… Où es-tu ? Réponds-moi… Néhaaa ! »

J’avais dit que je ne m’énerverais pas.
Et elle m’énerve.
C’est donc de sa faute si je suis énervé !
Je suis fou, mais pas con, je connais la logique.
Donc c’est elle qui m’énerve :

« – Néha, tu m’énerves, pas bien… »

Je ne peux pas vous dire qui je suis, ou bien sinon, je devrais vous tuer.
À vous de voir. Savoir ou Vivre ?

« – Néha, on va dialoguer. Viens juste discuter. Néhaaa ? »

Je cherche Néha.
Elle a voulu
Savoir.
Elle sait.

Elle a choisi
Savoir.
Pas Vivre.
Donc comme,
Je vous le répète,
Je suis fou
Mais pas con,
La logique dit :
Elle doit mourir.

« – Néha tu m’énerves de plus en plus, PAS BIEN DU TOUT. »

La seule chose que la logique ne me dit pas, c’est : comment ?

J’ai fait alors,
Ce que je sais faire.
Écrire.
Avec son sang.
Néha.
Nous.

En tant que ce que vous êtes, normaux, vous ne pouvez pas imaginer ce que certains êtres humains peuvent infliger à d’autres êtres humains. La réalité est toujours plus forte que l’imagination. J’ai écrit avec son sang ce que j’allai lui faire. Je lui ai fait lire. Elle est décédée brutalement, en lisant. Je ne peux pas vous dire ce qui était écrit, ou bien sinon, je devrais vous tuer. À vous de décider. Savoir ou Vivre ?

Orielle – Illimitat (Illimité)

Orielle
Samedi 21 décembre 2013 – Prémian

Quand ça a commencé, je le voyais physiquement exactement comme vous la voyez sur la photo ! À croire que j’étais dans un roman, je la voyais comme la photo de l’histoire ! Je savais que j’avais un (très) gros problème, mais pas à ce point-là ! J’ai su dès le 1er coup de couteau que c’était fini, plié, trop tard, elle allait mourir, ça ne faisait aucun doute. Une lame de 16 cm dans le côté du cou, ça vous tue ! Et les 3 suivants dans l’abdomen et 2 supplémentaires dans le sexe, il y a peu de chance que vous surviviez ! J’ai réglé ça avec moi-même. Je n’ai pas le pouvoir de la ressusciter, donc inutile que je me torture avec sa mort. Quel jeu de mots morbides ! Je l’ai torturé avant sa mort, et je me refuse à me torturer sur sa mort ! Que je l’ai frappé et violé, ça, c’est juste évident, que j’ai détruit son visage avec une pierre, moins. Est-ce que la folie, la pulsion, l’adrénaline décuple les forces ? La pierre était grosse, son visage était petit, la pierre l’a détruit. Je l’ai autopsié. La beauté intérieure. Vidée. Ce sera fait.

Le crime a ceci de particulier que c’est une chute sans fin vers le fond de l’abîme. Plusieurs fois, vous pensez l’avoir atteint, et non ! Pas encore !

J’en ai mangé. Oui, oui, j’ai fait ça. Jusqu’à l’instant où m’a traversé l’esprit, je n’avais aucune attirance anthrophagique, mais ça m’a traversé l’esprit et voilà. Fait. Je l’ai découpé. Tête, membres. C’est étrange le démembrement. C’est vouloir effacer l’unité physique. L’etêtement, c’est comme retirer sa personnalité. Certains gardent des trophées. Des morceaux. Les têtes, par exemple, pour se sustenter sexuellement avec. Je me suis sustenté sexuellement avant sur elle. Vivante. (Très) mauvais endroit, (très) mauvais moment pour elle. Tous les humains vont quelque part, physiquement et mentalement, philosophiquement et spirituellement. C’était notre destination commune. Nos chemins n’ont pas fait que se croiser. Ils se sont nourris l’un et l’autre, et ont fusionnés violement, comme deux centres de galaxies avalant leurs étoiles respectives. Il n’y a qu’une règle : ne jamais s’empêcher de faire ce que l’on veut faire. Un trou noir ne s’empêche pas d’avaler des étoiles, il n’a aucune raison de le faire. Il y a un seuil. Passé ce seuil, il n’y a plus aucune raison de s’empêcher de faire ce que l’on a envie de faire. Prolongé le shoot de sang ! Ça doit être ça. Chercher quoi faire avec, et le faire. La réalité est toujours plus forte que l’imagination. J’imagine, et je fais ce que je viens d’imaginer. Le chemin est désormais le seul, autour, c’est la forêt des Oubliées, et je suis ce chemin. Comme elle… Derrière elle… Avec elle.


 


 

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Un tueur en série, une étrange voix, des crimes atroces.. Ça va loin... Très... Trop... La vie est une boucle sanglante...

Mortel abécédaire¹: A-B-C0 (0)

Les confessions littéraires « À suivre » dérangeantes et hyper violentes d’un tueur en série suivant l’alphabet avec le prénom de ses victimes ! Il nous amène avec lui, en écriture interne, en « Je », dans les tréfonds labyrinthiques de sa propre psyché malade et malsaine, viciée et vicieuse, pélagique, jusqu’à une fin (très) inattendue.

Mortel abécédaire⁶: P0 (0)

Les confessions littéraires « À suivre » dérangeantes et hyper violentes d’un tueur en série suivant l’alphabet avec le prénom de ses victimes ! Il nous amène avec lui, en écriture interne, en « Je », dans les tréfonds labyrinthiques de sa propre psyché malade et malsaine, viciée et vicieuse, pélagique, jusqu’à une fin (très) inattendue.


 

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