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Le moulin de Malesse


1988 – Le moulin de Malesse – Corrèze

Centre équestre « Le moulin de Malesse » - Saint-Privat - Corrèze

J’ai 14 ans. Je suis en camp d’ado à Mauriac, dans le Cantal. 1er vrai contact avec la nature. À ce moment-là, je vis dans une cité, à Sète : l’île de Thau. Beaucoup de béton, des bâtiments tristes et froids, mais quand même l’étang et les canaux. Pas la pire des cités, mais je sais déjà que ce n’est pas mon milieu naturel, et c’est pareil avec la mer : je grandis au bord et je vois tous les jours des bateaux, le canal, l’étang de Thau…. Je baigne dans la mer Méditerranée, mais je sais, je sens que ce n’est pas mon élément. Il y a un bois sur le Mont Saint-Clair, à Sète. Pas très grand, mais quand même un joli petit bois : les Pierres Blanches. J’y suis plus souvent que sur la plage, seul, car j’y trouve une sérénité que je ne trouve nulle part ailleurs. Ça me parle, je le sens en moi. Ça m’apaise. Je me connecte aux arbres, et je les sens connectés à moi. 

Dans le courant du séjour à Mauriac, nous partons en camping en Corrèze, près de Saint-Privat, lieu dit Moulin de Malesse. Quand nous arrivons, c’est le choc : une vraie claque ! C’est magnifique, je n’avais encore jamais vu un endroit pareil : une clairière au milieu des bois où nous campons, des chevaux que je colle quasi h 24 pendant la semaine que durera le séjour et des arbres, des fleurs, des animaux, des insectes… Je me lève le matin et je vais voir les chevaux, la journée, je suis à côté d’eux dans leur pré, le soir, je m’échappe pour être avec eux. Quand sonne l’heure du repas du soir, ils me suivent tous les soirs en file indienne et j’adore ça. Ça fait criser les moniteurs parce qu’ils me suivent au milieu du champ où nous campons et ils foutent le bordel à courir partout. Ça me fait rire. Je me souviens d’un repas où l’un d’eux a foutu en l’air la marmite de spaghetti en allant coller son gros museau dedans, et j’apprendrai donc au passage qu’un cheval ça aime les spaghettis !!! Fabuleuse découverte n’est-il pas ?

À ce moment de ma vie, quand je suis dans les bois, avec les chevaux, quelque chose se passe en moi. C’est la première fois que je découvre des vraies grandes forêts primaires, avec des arbres immenses, des animaux, des plantes, des insectes… J’ai la profonde et fabuleuse sensation de revenir à la source. Pour la première fois de ma vie, je me sens moi-même en tant qu’espèce animale. Je n’ai jamais plus perdu cette impression en moi, celle que je ressens quand je suis dans les bois, entouré d’arbres. Ce n’est pas tout à fait explicable cette sensation : il faut la ressentir. C’est comme perdre son coté homo-modernicus, revenir à l’essentiel, revenir à la source. C’est se vivre et se ressentir en tant que ce que nous sommes : une espèce liée à cette nature, connectée aux autres animaux, aux arbres, aux insectes… C’est se sentir lié à la conscience profonde de la nature.


2021 – Prémian – Hérault

Lac des Olivettes - Vailhan - Hérault

Au-dessus de Vailhan, il y a une plaine magique, étrange, au milieu des bois. Les sensations y sont spéciales, vibrantes. Ça me parle. Dans cette plaine, allongé au sol, je ressens la rotondité de la Terre, je peux m’abstraire et ressentir profondément ma place dans le Cosmos. Je ressens la Terre, je ressens ce que je suis, ce que nous sommes, et notre place cosmologique et cosmogonique dans ce Cosmos. J’aime les arbres, quand j’enlace un arbre, je ressens ses vibrations. Et c’est tout à fait physique, pas seulement dans l’imaginal : quand j’enlace un arbre, je le sens vibrer sur mon corps, c’est puissant. Aujourd‘hui, je vis à Prémian, dans l’Hérault, entouré d’arbres, d’animaux, d’esprits et d’Histoire, au cœur du Parc du Haut-Languedoc. C’est extraordinaire, comme si ça m’avait appelé… et que j’avais répondu.

Je vis maintenant à Prémian, un village dans l’Hérault, en Haute-Occitanie. C’est un village assez typique des villages français, calme en apparence, mais assez vivant au quotidien. C’est un village d’eau. Probablement qu’avoir grandi à Sète à laissé des traces pour que je m’installe ici : il y a de l’eau de partout. La rivière, le Jaur, le lac de Vesoles, un grand ruisseau qui traverse le village au milieu, plus deux autres ruisseaux dans les hauts du village, et les petits canaux des anciennes tisseries. Et il y a la nature. Les bois. Mon oxygène, mon extracteur de civilisation. J’aime particulièrement les bois la nuit. Ici, il y a un moment où vous arrivez au dernier arrivage public puis plus rien, les bois, la nuit, j’appelle ça « Extraction de la civilisation ». Quand vous êtes au milieu de la forêt du Somail, à 3 heures du matin, en plein mois de février, avec le froid, qui peut être de -4 ou 5°, voir encore beaucoup moins, vous comprenez mieux le sens de l’expression « Extraction de la civilisation » je pense. Je déconseille à quelqu’un n’ayant pas l’habitude de ce genre d’expérience de la tenter seul. Vous ne faites pas seulement que vous reconnectez aux éléments, les éléments aussi vont se reconnecter à vous. Vous n’êtes plus tout à fait en position de dominant total, la force animale n’est plus tout à fait de votre côté, vous êtes dans un élément que vous aviez un peu oublié : la nature, et sa force, ses pièges, ses autres formes de vies.

Qui a dit que la Nature n’a pas de conscience ?

FIN


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