Qui est Esciença ? (Auto-interview)

1 mai 2021
Où quand un auteur est interviewé par un de ces personnages…

Bonjour Esçienca.


Bonjour… Qui ?

Ça vous seul le savez.


Plume, vous êtes Plume. Bienvenue ici !


Merci. Qui est Esciença ?


Tout dépend de quel point de vue l’on se place. Pour une définition descriptive, je suis un écrivain de 47 ans, qui vis à Prémian, un magnifique petit village dans les Hauts-Cantons de l’Hérault, en Occitanie. Pour une définition prescriptive, je suis la transposition de mes personnages dans le monde réel, leurs consciences en quelque sorte.


Pourquoi Esciença ?


Esciença ça veut dire conscience en occitan, et mes titres sont d’ailleurs parfois en Occitan.


Donc le nom du blog est éponyme ?


Oui, c’est ça. Esciença c’est mon nom d’auteur, d’où escienca.blog.


Quand avez-vous commencé à écrire ?


C’est totalement indéterminé, je crois que j’écris depuis toujours, j’ai toujours aimé ça, c’est très libre, très simple. 26 caractères et vous les mettez dans un certain ordre selon votre idée. Avec des petits signes comme des virgules et des points pour donner un rythme. Je trouve ça fabuleux, c’est une des plus magnifiques créations humaines.


Ce que vous écrivez sonne terriblement réel. Pourquoi le « Je » ?


Au début, quand j’écrivais, je me disais que je devais jouer le personnage, comme un acteur, et j’ai continué là-dessus. Ces personnages, c’est moi physiquement et eux mentalement. C’est comme ça que je peux les ressentir, avoir une empathie incroyablement puissante avec eux. Et ça marche aussi avec les personnages féminins, c’est très troublant parfois. Je joue mentalement ce que j’écris, comme dans un film : je le joue et je l’écris. Je vois tout, même le pire. D’où cette forme de narration interne. Il peut y avoir des passages où je me sers de ce que j’ai lu, ou vu, ou entendu. Parfois aussi où ce que je ressens moi-même. Je lis parfois des choses où ce « Je » me saute aux yeux. Je pense que le langage, qu’il soit écrit ou parlé, permet de mieux comprendre des actes, pour soi ou autrui.


Vous aimez vos personnages ?


Oui, j’aime mes personnages, même les pires. Je les imagine plus loin que ce que vous en lisez. Je veux dire par là qu’ils ont une vie, une histoire, une personnalité. Ils ne tombent pas juste comme des cheveux sur la soupe. J’ai toujours aimé, que ce soit dans la littérature, le cinéma, la peinture, l’art en général, qu’il y est un raccord avec la réalité, avec notre monde, que ça sorte de la page, du film, de la toile. Que quelque chose fasse que ce que vous lisez, entendez, voyez, ça vous convainc qu’il y a un lien avec le réel, et chemin faisant, à chercher ce raccord entre ce que j’écrivais et la réalité, je me suis demandé ce qui se passerait si des personnages s’échappaient de leurs livres ?


Je vous le direz peut-être un jour !


J’espère… Ou pas !


Et donc ce concept de personnages réels, transposés du littéraire dans le monde réel, vous amène parfois à dialoguer avec dans vos écrits ?


Oui, c’est ça, c’est ce que nous sommes en train de faire : vous êtes un de mes personnages, et vous m’interviewez.


C’est original, mais quand même très étrange ?


Oui, c’est étrange, je dois en garder le contrôle.


Vous pourriez le perdre ?


Allez savoir ! Je n’ai par contre aucune idée de ce que peux être « perdre le contrôle » de ses propres personnages ?


Les devenir, ou du moins se prendre pour eux dans le monde réel ?


Aucuns risques, je cloisonne parfaitement. Même si parfois mes personnages me collent à l’âme, je suis un humain, pas un personnage de roman, je vis dans la réalité, parfois aussi merdique soit-elle.


Vous aimez les humains ?


Oui, globalement oui. Je crois en l’Homme qui a inventé la littérature, la musique et le whisky, mais je crois aussi en l’Homme qui a inventé le meurtre en série, la bombe H et le Nutella ! L’Homme est un tout indissociable, comme moi et mes personnages.


Quel est votre thème de prédilection ? Votre genre littéraire ?


Je n’ai pas de genres en particulier. J’aime beaucoup le thriller psychologique. Dans ce genre il faut aller chercher loin dans la psychologie des personnages, mais aussi en soi-même, c’est très immersif, mais je n’ai pas vraiment de genres en particulier, c’est assez varié : thrillers, science-fiction, poésie, classiques, humour noir…


Quelles sont vos références littéraires ?


C’est également assez varié : Dean Koontz, Maxime Chattam, Mo Hayder, Frédéric Soulier, Dominique Sylvain, Graham Masterton… mais aussi du classique : Guy de Maupassant, William Blake, Chloé Delaume, Charles Baudelaire… et également de la science-fiction : Kim Stanley Robinson, Richard Matheson, Isaac Asimov, Philip K-Dick… C’est très divers !


Et pour le futur ? Des projets ?


Des tas de projets oui, qui aboutiront ou pas : un couple de tueurs en série qui veut s’échapper de son livre, des pages dont vous êtes le héros, des textes, des paroles réelles, de la science-fiction… J’ai une vie entière d’écriture derrière moi sur des feuilles, des cahiers, des disques durs… Donc j’ai du stock !


Et pour moi, Plume ?


Rassurez vous, vous allez rester avec nous !


Génial. Je peux choisir dans quelle histoire ?


Choisir non, mais je saurai si elle vous plaît ou pas, forcément !


Super, merci !


C’est moi qui vous remercie, vos questions sont pertinentes.


Vos réponses aussi.


Bon, on va arrêter là cette interview, sinon on va perdre les lecteurs, si ce n’est pas déjà fait !


Ah ah ah ! Ok ! À bientôt alors ?


À bientôt Plume, dans d’autres pages…

1 janvier 2021
Où quand un auteur détourne un de ses personnages…

Alors Plume, l’histoire vous plaît ?

Oui.

La normalité eu voulu que vous répondiez non, mais heureux de l’apprendre.

Le blog à 8 mois, et ici, le “normal”, c’est un concept fort large

Le contexte s’y prête.

Et ça va continuer ?

N’en doutez pas un seul instant. L’aventure continue et va continuer…

Super ! Ou pas ! À bientôt alors.

Oui Plume. À bientôt. Et salut à Asmodée et LSD. 🙂

 

Plume et Esciença

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