Vendredi 13 - chapitre zéro : la malédiction de Jason Voorhees


Cette salope m’a vue. Elle m’a vu tomber à l’eau et n’a rien fait. Elle est repartie baiser. Je ne savais pas qu’un petit garçon de 10 ans comme moi pouvait survivre après être resté aussi longtemps immergé et après avoir avalé tant d’eau. J’en vomis des litres et des litres, comme si je crachais ma haine, ma colère, mon envie de les massacrer tous. Nous sommes le vendredi 13 juillet 1957. Maman les a tous eu, sauf cette Salope, Alice. Je suis trop petit pour faire ça, 9 ans, mais quand j’ai vu la tête de Maman rouler, il n’était plus question d’être trop petit. La déchirure, les images comme au ralenti de la tête de Maman qui tombe en me regardant, car elle savait que j’étais là, dans les bois. Son dernier regard est un profond message: «  – venge moi. ». Je le ferais Maman, je le ferais. Je suis grand maintenant, je suis un petit garçon avec un corps de grand, et sa force, même si dans ma tête je suis un petit. Alice elle a tué Maman, et donc Alice elle a payée la 1re. Puis je suis retourné voir Maman. Cette pute de Ginny a osé entrer dans mon univers, elle a osé. Elle m’a fait mal, elle a fait bobo à Jason, avec son Paul, pauvre misérable parasite. La façon dont je les ai tués est incroyable d’imagination et d’horreur pour un minot : ils se sont entre-tués entre eux. Probablement, la faim, la solitude, la folie, ils se sont dévorés entre eux comme des loups affamés. Je les ai piqués et le sang a du les exciter. J’ai changé le sac de patate sur ma tête, j’ai un joli masque de hockey maintenant. J’‘ai toujours aimé le hockey. Gordie Howe est mon héros, le plus fort, le champion. Les rouges de Détroit c’est les plus fort, ils cassent la gueule aux New-York Rangers. Il y a quelque chose de bizarre sur mes joues. Mouillées. C’est de l’eau. Je me noie, j’ai peur, je suis terrorisé, je vais mourir ? Ça fait des petites boules d’eau sur mon visage, qui coulent, salées, je sens le goût sur mes lèvres. Je pleure. C’est la 1re fois que ça m’arrive: je pleure. Quelque chose au fond de moi sait que c’est ça que j’aurai dû devenir : Gordie Howe. Maman aurait été si fière de moi. Elle me manque Maman, beaucoup. Elle était gentille. Douce Maman, je t’aime tant. J’entends des gens autour de moi, je ne peux pas me lever et les massacrer. J’ai très mal en haut, sur ma tête. Mais je suis là, encore, et je vais les tuer. Ils ont même changé le nom : Forest Green ! N’importe quoi ! J’ai encore plus envie de les découper en rondelles, c’est CRISTAL LAKE, VOUS ENTENDEZ ? CRISTAL LAKE ET PAS AUTRE CHOSE. Quiconque, désormais, pénétrera ces lieux, CRISTAL LAKE, appartenant à Maman et Jason, périra par son pêché. Ils mourront tous en baisant. Puisque j’ai failli mourir quand ils baisaient, alors ils mourront en baisant. Jamais ma vengeance ne sera assouvie, jamais. Ils ont tué Maman, ils doivent payer. Et ils paieront.

Au fait, nous n’étions pas la vendredi 13 juillet 1957, mais le vendredi 12 juillet 1957. Je vous massacrerez donc les vendredi 13, c’est ainsi, car vous aussi êtes responsables que Maman est morte et que Jason a mal. Vous n’avez rien fait, rien fait pour nous aider, ni moi, ni elle. Vous avez juste regardé et vous n’avez rien fait. Soyez maudit-e-s jusqu’à la fin des temps, si il en a une, par la malédiction de Jason Voorhees.

FIN


LSD

Laurent-Sylvain Déraille, dit LSD, sa copine Plume et son chien Asmodée prennent vie et dialoguent avec leur écrivain, Pateur ! C'est tranchant, sanglant et (très) impudique !

Poison d’avril

Principe d'induction et données immédiate de la conscience...

Remocada (Correction)

Chirurgie esthétique... mais est-il bien chirurgien ?


 

L’Ogre de Santa Cruz

« Vers la fin je devenais de plus en plus malade, assoiffé de sang, et pourtant ces flots de sang m’emmerdent. Ce n’est pas quelque chose que j’ai envie de voir. Ce que je désire ardemment, par contre, c’est assister à la mort, et savourer le triomphe que j’y associe, mon propre triomphe sur la mort des autres. C’est comme une drogue, qui me pousse à en vouloir toujours plus. Je veux triompher de ma victime. Vaincre la mort. Elles sont mortes et moi, je suis vivant. C’est une victoire personnelle. ».

Mindhunter

Au cours des vingt-cinq ans passés au FBI, l'agent spécial John Douglas est devenu une légende vivante. Premier profileur de serial-killers, il a suivi et résolu des dizaines de cas, dont le dernier qui lui a presque coûté la vie.

Terres de sang : L’Europe entre Hitler et Staline

« Voici l’histoire d’un meurtre politique de masse. » C’est par ces mots que Timothy Snyder entame le récit de la catastrophe au cours de laquelle, entre 1933 et 1945, 14 millions de civils, principalement des femmes, des enfants et des vieillards, ont été tués par l’Allemagne nazie et l’Union soviétique stalinienne.

Horreur


Précédent Suivant

Laisser un commentaire

keyboard_arrow_up